Maison des esclaves (île de Gorée)

maison des slaves

La maison des esclaves aurait été la dernière esclaverie en date à Gorée. La première remonterait à 1536, construite par les Portugais, premiers Européens à fouler le sol de l’île en 1444. Au rez-de-chaussée se trouve les cellules (hommesenfantschambre de pesagejeunes fillesinapte temporaire). Dans celles réservées aux hommes, faisant chacune 2,60 m sur 2,60 m, on mettait jusqu’à 15 à 20 personnes, assis le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou et aux bras. On ne les libérait qu’une fois par jour afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins, généralement dans cette maison, ils y vivaient dans un état d’hygiène insupportable. L’effectif dans cette petite maison variait entre 150 à 200 esclaves. L’attente de départ durait parfois près de trois mois. Ces esclaves ayant à faire à des voiliers pour transport. Dans cette maison, le père, la mère et l’enfant dans les cellules étaient séparées.

Un peu à l’écart, à droite du porche d’entrée, se trouve le bureau du maître des lieux, tapissé de documents et de citations humanistes, telles cette déclaration d’Hampâté Bâ : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » ou d’autres aphorismes et incantations de son propre cru : « Qu’à tout jamais, pour la préservation de ces lieux, les générations se souviennent pieusement des souffrances endurées ici par tant d’hommes de race noire. 

La cellule destinée aux hommes.

Tous partaient vers les Amériques, mais le pays de destination dépendait du besoin des acquéreurs, le père pouvait — par exemple — partir en Louisiane aux USA, la mère au Brésil ou à Cuba et l’enfant à Haïti ou aux Antilles. Ils partaient de Gorée sous des numéros de matricule et jamais sous leurs noms africains.

Le regard du visiteur est immédiatement attiré par une ouverture lumineuse au milieu du couloir central. Donnant de plain pied sur la côte rocheuse, c’est la porte du « voyage sans retour », là où les esclaves embarquaient pour une vie de souffrances dans le Nouveau Monde, dont beaucoup mourraient en mer, encadrés par des gardiens armés au cas où ils auraient tenté de s’évader.

Un large escalier à double flèche conduit à l’étage qui sert surtout aujourd’hui de salle d’exposition.

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Bienvenue au coeur de l’Afrique !

What’s up the World !

Je me présente, Maimouna Niang, jeune étudiante en première année de  Bachelor of business à l’école de commerce de Lyon.

Sénégalaise d’origine, je vais vous présenter, au fur et à mesure de l’avancement de mon blog, l’île de Gorée qui est un patrimoine mondial de l’Unesco, situé au Sénégal en Afrique de l’Ouest.

Ce blog dédié, à la culture Goréenne, à son histoire, est un « Back of roots » (ndlr: retour à la source, à nos origines) de mon pays d’origine. Comme dit un adage de chez moi « Kü khamül fo jëm, da ngëy dèllü fa ngä jüggë  » (ndlr: Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens « ).Image

Les origines font la personne, avec ce blog, je ferai en sorte de vous transporter dans la merveilleuse île de Gorée , dans la joie et la bonne humeur bien sur 😉 ! Allez ne perdons plus de temps , aythia niü dëm ( ndlr: Allons y lets’go !)